«Mais où sont les femmes?» En ce vendredi matin, pas une femme en vue dans les rues d’Ozkonak, petit village de Cappadoce. Nilay, notre traductrice et amie turque, en découvre vite la raison: les femmes préparent en ce moment le mariage d’Abdullah et de Cigdem, et en tant que touristes étrangers, nous sommes immédiatement invités au «repas des hommes».
Le banquet a lieu au domicile du marié. Deux femmes voilées en costumes traditionnels viennent à notre rencontre. Mais c’est en français qu’elles s’adressent à nous. Marina est française, mariée à un Turc, et sa belle-sœur Muserref vit en France depuis (presque) toujours. Elles portent aujourd’hui le foulard et le sarouel pour ne pas «faire d’histoires dans le village» et aussi comme marques de respect aux mariés.
Les «grands enfants» de Muserref, Levent- 21 ans, Ihsan- 18 ans et Bahagdir- 17 ans, nous rejoignent. Nous nous sentons immédiatement à l’aise dans cette famille franco-turque. Ils nous expliquent les étapes de ce mariage traditionnel. «Abdulah et Cigdem se connaissent depuis un an. Il est agriculteur. Là, c’est le repas des hommes. Tous les hommes du village sont invités par haut-parleur afin de n’oublier personne!»




