Nouvelle expédition: “Regards croisés sur l’Europe” en Grèce en 2009 !

Posted mars 10, 2009 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Présentation asso, Présentation expé

Après la Roumanie et la Turquie, l’équipe de Safar part en Grèce en été 2009. Nous sommes à la recherche de jeunes curieux et motivés, âgés de 18 à 25 ans, résidant dans les Bouches-du-Rhône, pour participer à cette expédition. Nhésitez pas à nous contacter ou à nous envoyer le dossier de candidature rempli à safarexpeditions@yahoo.fr (dossier à télécharger ci-dessous).

Le projet « Regards croisés sur l’Europe » vise à réaliser une série de documentaires sur le thème de l’identité européenne avec des jeunes issus de différents pays européens ou pays voisins. En été 2008, ce projet a réuni de jeunes Français, Roumains et Turcs qui ont voyagé en Roumanie et Turquie, et réalisé un documentaire dans chaque pays. En été 2009, ce projet se déroulera en Grèce avec de jeunes Français et Grecs.

Le principe
- voyager en Grèce pendant un mois, à l’écart des chemins touristiques,
- participer à un projet d’échange interculturel avec 5 jeunes Français et 5 jeunes Grecs,
- recueillir les opinions de jeunes Grecs sur l’Europe et leur vie quotidienne, par le biais d’interviews filmées et d’images qui serviront de base au documentaire sur l’identité européenne ; écrire des articles et faire des photos, qui serviront de base à une exposition au retour

Objectifs
- Développement personnel des jeunes : expression individuelle et collective, participation active et citoyenneté
- Initiation à la vidéo, aux techniques audiovisuelles et au journalisme
- Amélioration des compétences linguistiques et de communication
- Meilleure connaissance d’autres cultures, développement du respect mutuel
- Créer des liens durables entre jeunes de la région et autres jeunes citoyens européens
- Valoriser le travail et le point de vue des jeunes
- Promouvoir auprès d’un large public une meilleure connaissance du continent européen et de sa diversité.

Activités
En accord avec l’organisation partenaire grecque, nous choisirons quatre escales, quatre lieux (villes ou régions rurales), représentatifs de la diversité sociale et culturelle de la Grèce et un calendrier prévisionnel sera établi. Nous resterons environ une semaine dans chaque lieu.
A chaque escale, les jeunes partent en petits groupes à la rencontre d’habitants. Après cette première phase de repérage, ils mettent leurs recherches en commun et choisissent des jeunes à filmer et à interviewer.
S’ensuit une phase de tournages, de prises de vues (photos), d’écritures d’articles et de journal de bord. Si possible, en fonction des langues parlées par les jeunes participants, les interviews filmées sont visionnées et traduites au fur et à mesure en Français, afin de faciliter le travail de montage. Les articles et photos sont mis en ligne sur un blog au fil du voyage.

La post-production se fera au retour en France. Il faut compter environ 2 mois pour le montage du film et son sous-titrage. Les jeunes participants sont invités à continuer à s’investir dans le projet au retour : participation aux traductions, au montage, à la valorisation et la diffusion des résultats (recherche de lieux pour les projections, organisation d’une exposition…).

Participants
Jeunes : 4 jeunes de 18 à 25 ans par pays + 1 leader par pays, âgé de moins de 30 ans.
Encadrement technique et éditorial: 2 journalistes reporters d’images (France)
Langues : Anglais, Grec, Français + communication non-verbale

Dates et lieu de réalisation
Week-end de préparation pour les participants français : fin avril ou début mai à Marseille- dates à déterminer
Visite préparatoire: en mai ou juin en Grèce – dates à déterminer
Projet Regards croisés sur l’Europe: en été 2009 en Grèce – dates à déterminer

Critères de sélection
• motivation, curiosité, envie de dialoguer avec d’autres jeunes européens
• capacité d’adaptation en voyage et à la vie en groupe
• au moins des bases en anglais
• l’intérêt pour la vidéo, le journalisme, la photographie ou la prise de son est un plus

Modalités de participation – Français:
Les jeunes participants français s’engagent à
• participer activement à tous les temps du projet
• se munir d’une carte européenne d’assurance maladie et un passeport ou une pièce d’identité en cours de validité
• souscrire une assistance personnelle (pour rapatriement en cas de problème de santé)

Le coût du voyage pour les jeunes participants français s’élève à 600 euros (comprenant l’adhésion à l’association, 30% du coût du transport international et une participation aux frais d’hébergement, de transport et de nourriture sur place)

Modalités de participation – Grecs:

A déterminer avec l’organisation partenaire.

Organisation partenaire
Nous recherchons une organisation partenaire en Grèce, de préférence une association travaillant dans le secteur de la jeunesse. L’habitude d’utiliser la vidéo ou de travailler sur des projets audiovisuels serait un plus. Les jeunes peuvent être issus de tous milieux sociaux, mais le mélange entre des jeunes de différents milieux sociaux et culturels serait préférable.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Affiche – appel à candidature Grèce

Dossier de candidature Grèce

Hasankeyf : 10 000 ans d’histoire sous pression…

Posted septembre 9, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Sud-Est Turquie

Un projet de barrage en zone kurde, dans le sud-est de la Turquie, doit détruire, entre autres, la ville d’Hasankeyf, l’une des plus anciennes villes de Mésopotamie, berceau de notre civilisation.

Sur une falaise de presque 200 mètres au-dessus du Tigre, à quelques encablures de la frontière syrienne, se dressent les ruines d’Hasankeyf. Au sommet, de vieilles pierres, restes d’un château et d’une mosquée : le souvenir d’un glorieux passé se déroule tout au long de cette pente abrupte. Cinq milles grottes parsèment la roche, anciennes habitations troglodytes adaptées au climat chaud et aride des bords du grand fleuve mésopotamien; celui-là même qui les engloutira d’ici quelques années si la Turquie s’entête à construire le barrage d’Ilisu, 80 km en aval.

Depuis plus de 50 ans, le gouvernement turc a lancé une vaste politique de construction de barrages, avec deux objectifs principaux: énergétique et agricole, facilitant l’irrigation d’une région très sèche. Concernant le barrage d’Ilisu, la Turquie veut en faire la quatrième centrale hydroélectrique du pays et le deuxième plus grand bassin de rétention d’eau. D’après les sources officielles, il devrait produire 3% de l’électricité du pays et générer 10 000 emplois.

Les abysses de la realpolitik

Mais ces promesses de mânes économiques ne font pas rêver tout le monde. Le prix à payer est lourd. D’abord, d’un point de vue écologique, les nombreux barrages sur une même rivière cassent le cycle naturel de l’eau. Volkan Pirincci, volontaire à l’association turque Doğa [nature], tente d’informer les habitants d’Hasankeyf et les touristes sur les conséquences environnementales: «De nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères vivent ici, dont beaucoup sont en voie de disparition. La montée des eaux les privera de leur habitat naturel et elles disparaîtront.» C’est aussi sur le plan historique que l’association milite. Hasankeyf porte en elle presque 12 000 ans de civilisation. Nombreux sont les peuples, des Assyriens aux Ottomans, qui ont vécu dans cette montagne creusée. «Le gouvernement n’a toujours pas ordonné la fouille complète du site», se désespère Volkan. «À peine 5% de cette zone sera étudiée avant l’immersion ! Seule la période ottomane aura été mise à jour…»

Le gouvernement a promis de déplacer les monuments les plus importants au sec sur l’autre rive. Mais là encore, les associations et les habitants s’inquiètent: d’une part de la faisabilité (comment déplacer, par exemple, les ruines d’un pont vieux de presque 6 000 ans) mais aussi de la localisation (aucune zone précise n’ayant été encore définie).

Autre conséquence de taille: le déplacement des populations. Entre 50 000 et 75 000 personnes habitant sur le parcours du fleuve seraient concernées, selon le rapport d’un comité d’experts nommé par les financeurs du barrage, sous la pression des ONG – il s’agit principalement d’agences de crédits étrangères, allemandes, autrichiennes et suisses. Selon ce même rapport, rien n’a encore été fait, ni site de relogement ni fond de compensation des revenus des populations affectées par le projet.

Maîtriser l’eau

Enfin sur le plan politique, la Turquie cherche à maîtriser l’ensemble des cours d’eau sur son territoire. Le barrage d’Ilisu fait partie du GAP, projet de développement de l’Anatolie du Sud-est dont les conséquences dépassent ses propres frontières. Le Tigre et l’Euphrate irriguent aussi la Syrie et l’Irak. Or les barrages turcs assèchent les fleuves et leurs affluents. Au début de l’été 2008 le premier ministre iraquien a demandé à la Turquie d’augmenter le débit des deux fleuves pour stopper les sécheresses qui sévissent dans ce pays. C’est la face cachée du projet GAP : en assumant à elle seule maître des cours d’eau du plateau mésopotamien, la Turquie se dote d’une arme diplomatique conséquente.

Sur un plan intérieur, l’enjeu est aussi fondamental. Beaucoup de barrages sont dans le sud-est de la Turquie, zone kurde aux velléités indépendantistes. Le développement des infrastructures imprimera une présence plus accrue du gouvernement turc dans une région frontalière instable. Développer l’économie de l’est pour refroidir les tensions communautaires est un objectif non dissimulé du gouvernement turc. C’est dans ce sens que le premier ministre Recep Tayyip Erdogan annonçait en août 2006 lors de l’ouverture du chantier d’Ilisu : «le pas que nous franchissons prouve que le Sud-Est n’est plus laissé pour compte».

Mais le projet se fait sans la collaboration ni des pays limitrophes, ni des représentants kurdes. Les pressions extérieures autour du barrage sont grandissantes mais le gouvernement turc semble sourd aux diverses revendications. Le début des travaux annoncé par Erdogan s’est fait alors que les études de faisabilité ordonnées par les agences de crédits étrangers émettaient de gros doutes sur la faisabilité du projet.

Les années passent, mais la vie s’est comme arrêtée à Hasankeyf. Sous ces tonnes d’eau fantôme, les habitants se noient dans une attente éreintante : aucune construction nouvelle, aucune extension de bâtiment ni aucune exploitation des terrains environnants n’est possible. Même les activistes les plus acharnés sont érodés et ne vivent plus que dans l’expectative d’une réponse définitive.

Stanislas

Août 2008

Umutların Yaşlandığı Şehir

Posted septembre 9, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Sud-Est Turquie

Bugünlerde adını çokça duyduğumuz, pek çok tartışmaya konu olan Batman – Mardin Karayolu üzerinde olan Hasankeyf, planlamalara göre yaklaşık on yıl sonra tamamlanacak olan Ilısu Barajı’nın suları altında kalacak.

 

Ülkemizde uzun yıllardır enerji ve sulama ihtiyacını karşılamak için barajlar yapılmakta. Fakat Ilısu Barajı’nı diğerlerinden ayıran birkaç önemli durum var. Öncelikle Hasankeyf ve çevresi “medeniyetin köklerinin yattığı yerler” olarak tanımlanmakta. Şöyle ki; on bin yıllık bir geçmişe sahip olduğu tahmin edilen Hasankeyf’in Pers, Roma, Artuklu, Eyyubi, Osmanlı gibi yirmiden fazla medeniyete ev sahipliği yaptığı bilinmektedir. Hasankeyf’e geldiğimizde karşımıza çıkan eski köprü ayakları, cami kalıntıları, mağaralar ve dahası bölgenin zenginliğini hissetmemiz için yeterli oldu. Diğer bir yandan bölgede henüz %40 civarında yüzey araştırması yapılabilmiş halde, yani bölgenin kültürel ve tarihi zenginliği bilinenden çok daha fazla.

 

Baraj mevzuuna dönecek olursak, ilk olarak 1950’li yıllarda ortaya atılmış Ilısu Barajı’nı yapma fikri. Amaç enerji ihtiyacını karşılamak olarak tanımlanmış. Ardından Güneydoğu Anadolu Projesi’nin oluşturulmasıyla, Ilısu Barajı GAP kapsamına alınmış ve devletin planları arasındaki yerini daha da sağlamlaştırmış. 1996-97’den itibaren bu konu daha fazla kesinlik kazanmış. Dış kredilerle yapılması planlanan barajdan 55.000 ile 80.000 arasında insanın etkilenmesi beklenmekte. Her ne karda yeni yerleşim birimlerinin oluşturulacağı söylense de bu durumda göç gibi başka sosyal sorunların ortaya çıkması muhakkak hale gelmekte.

 

Daha önce de belirttiğimiz gibi tarihi ve kültürel mirasın sular altında kalacak olması sorunun başka bir boyutu. Sulama amacıyla yapılacak olan Cizre Barajı’nın ön adımı olarak da kabul edilen bu barajın yapımı öncesi bölgedeki eserlerin taşınacağı söylenmekte. Ancak bugünlerde bunun ne kadar mümkün olacağına karar vermek üzere bir dava görülmekte. Hakkında bu kadar tartışma yapılan barajın ömrünün 50-60 yıl olacağı söylenmekte. Ayrıca barajın bölgedeki bitki örtüsü ve canlı türlerine de ciddi zarar vereceği belirtilmekte. Bu projenin başka bir boyutuysa Dicle Nehri sularının devletler arasındaki paylaşımı ve kullanımı, çünkü baraj yapıldığında su oranı da etkilenmiş olacak bu durumdan. Burada değinmediğimiz başka pek çok farklı yönleriyle de tartışılan Ilısu Barajı Projesi en başta da bölge halkını etkilemekte…

 

Çünkü beklemek zor… Hasankeyf neredeyse 50 yıldır kaderini belirleyecek kararı bekliyor. Hasankeyf’i ziyaret etmişken , serde gazetecilik var ya, yöre halkının nabzını tutmak üzere atıyoruz kendimizi bir kahvehaneye. Başlıyoruz dinlemeye…

 

Yaşları 25 ile 55 arasında değişen değişik meslek gruplarından insanlarla konuştuktan sonra anlıyoruz ki yöre halkının çoğu artık ne istediklerini bile unutmuş, yüzlerine yerleşmiş bitkinlik ifadesi rahatlıkla okunuyor. Aralarında baraj yapılsın diyen de var yapılmasın, bu kültür yok olmasın diyen de. Her iki tarafı da anlamaya çalışıyoruz. Yapılmasın diyenler: “Ben burada doğdum, bu topraklarda. Ayrılmak zor. Bu toprakların altında kültür hazinesi yatıyor. Yok olmamalı”, diyor.  “Ama geleceğini bilmeden yaşamak zor” diye de ekliyor. “Baraj yapılacak evlerimiz sular altında kalacak diye evlermizi yenileyemiyoruz, 6 baş tek göz odada yaşaıyoruz.” Barajın yapılması taraftarları ise: “Devletimiz bizden daha iyi bilir. Onlar eğrisini doğrusunu iyice tartmışlardır. Buraya baraj yapılmasını uygun gormusler ise vardır elbet bir nedeni “ diyorlar.

 

Bizim tabiki de bir tarafa sen haklısın ya da haksızsın deme lüksümüz yok. Ancak unutmamız gereken bir gerçek var: Kültürel mirasımız, doğal SİT alanları, tarihsel yerleşimler tehdit altında.  Hasankeyf ise tek örneği  değil. Biraz hafızamızı zorlarsak, Tunceli – Munzur Vadisi, Fırtına Vadisi, Çine Barajı, Artvin – Coruh Vadisi, Çanakkale – Troya’nın da aynı tehlikede olduğunu görebiliriz. Tabiki artık sular altında kalmış Bergama- Asklepios’u da unutmamak gerekir.

 

Ülkemizin sosyo- ekonomik durumunun gelişmesi, bu gelişmenin geçmişi yıkarak, yok sayarak olmadığı takdirde , hepimizin dileği.  Tarihi ve kültürel değerlerimizi koruyarak, sahip çıkarak yarınlara taşımalıyız. Unutmayalım bu topraklarda yaşayan tek insanlar bizler değildik.

 

Dileğimiz barajlar yapılmadan projelerinin daha dikkatli yapılandırılması. Kültürel mirasın, insan yaşamlarının göz ardı edilmemesi. Çünkü hiçbiririn geri dönüşümü, telafisi  yok.

 

Hasankeyf sular altında kalmasın!  Bu konuda ciddi araştırmalar yapan Doğa Derneği’nin çalışmalarına göz atmak ve destek olmak isterseniz, derneğe “ http://www.dogadernegi.org/ “ adresinden ulaşabilirsiniz.

 

Ezgi Yıldırım – Nilay Küme – Mert Küçükyumuk

Ağustos ‘08

Balance boy

Posted août 20, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Mardin

Une rue brûlante sous le soleil, des échoppes pleines à ras bord, un âne qui passe et… un môme, les cheveux en bataille, un sourire sur le visage et une balance sous le bras. Mais pour quoi faire? Serait-il préoccupé par son poids? Voyant qu’on s’intéresse à lui, voilà qu’il brandit sa “boîte à mesure” cabossée et se précipite à votre rencontre. S’agit-il d’un vendeur de balance usagée? Peu probable… Alors quoi?

Pour vous peser bien sur!

D’ailleurs, que vous le vouliez ou non, la balance est déjà à vos pieds et il ne vous reste plus qu’à monter sur l’engin ou à vous éclipser discrètement.

Avant de prendre la poudre d’escampette, notez tout de même que, pour 25 kuruş (environ 15 centimes d’euro), vous pouvez contrôler votre poids au beau milieu de la rue, entre le vendeur de fruits et d’épices.

Bien sûr, il n’y a pas de service satisfait ou remboursé. Si vous n’êtes pas content, il faut vous en prendre au vendeur de kebab d’à côté!

Imaginez maintenant la même scène, mais cette fois en France. Paris, ligne 13 du métro, Sophie Dupont, 32 ans, secrétaire, part au travail. Soudain, un petit diable en culotte courte vient la sortir de sa torpeur. Il lui intime l’ordre de se soumettre au test de la balance devant la rame remplie de monde. Pauvre garçon! Il risque sérieusement de se recevoir son instrument de travail en pleine figure. Quel est son tort? Il a osé reveiller en elle le souvenir honteux du carreau interdit de chocolat qu’elle a mangé hier à la place de son Taillefine quotidien.

À moins que le balance-boy français prenne soin de baisser son compteur à kilos afin de l’adapter aux désirs de sa clientèle. Il s’attirerait ainsi les bonnes grâces et les généreux pourboires des belles, rassurées sur leurs silhouettes faconnées par le nouveau régime estival Femme Actuelle, pastèque, blanc d’oeuf, tic-tac.

Floriane

Retrouvez les photos de Mardin sur Flickr.

Un mariage en Cappadoce : traditions et double-identité

Posted août 20, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Cappadoce

«Mais où sont les femmes?» En ce vendredi matin, pas une femme en vue dans les rues d’Ozkonak, petit village de Cappadoce. Nilay, notre traductrice et amie turque, en découvre vite la raison: les femmes préparent en ce moment le mariage d’Abdullah et de Cigdem, et en tant que touristes étrangers, nous sommes immédiatement invités au «repas des hommes».

Le banquet a lieu au domicile du marié. Deux femmes voilées en costumes traditionnels viennent à notre rencontre. Mais c’est en français qu’elles s’adressent à nous. Marina est française, mariée à un Turc, et sa belle-sœur Muserref vit en France depuis (presque) toujours. Elles portent aujourd’hui le foulard et le sarouel pour ne pas «faire d’histoires dans le village» et aussi comme marques de respect aux mariés. Les «grands enfants» de Muserref, Levent- 21 ans, Ihsan- 18 ans et Bahagdir- 17 ans, nous rejoignent. Nous nous sentons immédiatement à l’aise dans cette famille franco-turque. Ils nous expliquent les étapes de ce mariage traditionnel. «Abdulah et Cigdem se connaissent depuis un an. Il est agriculteur. Là, c’est le repas des hommes. Tous les hommes du village sont invités par haut-parleur afin de n’oublier personne!»

Après le repas, les hommes partent en tracteur promener le marié dans le village, puis le couple se rend à la mairie. Les hommes proches du conjoint se réunissent chez lui pour faire la fête, les femmes se rendent chez la conjointe pour la cérémonie du henné. Le samedi matin, ce sont les préparatifs de la fête: coiffeur et photos au programme. Dans l’après-midi les hommes vont chercher la mariée chez elle, puis tout le cortège se rend sur le lieu de la fête nocturne.

Muserref explique qu’elle se sent un peu touriste ici, même si elle y a toute sa famille. Elle vit en France, à Saint Dizier. Elle y a rejoint son père à l’âge de huit ans, grâce au regroupement familial. C’est là qu’elle a connu son mari, puis ils se sont mariés en Turquie, à 17 ans. Lui est d’Ozkonak et elle d’Avanos, deux villages de Cappadoce situés à une vingtaine de kilomètres l’un de l’autre. C’est ainsi qu’ils se sont rapprochés, étant originaires de villages voisins: «C’est naturel, nous dit-elle, comme on est naturellement venus vers vous parce que vous êtes des Français en Turquie».

Aujourd’hui, Muserref ne se sent ni Française ni Turque: «On n’est bien nulle part». Pour la retraite, elle voudrait partager son temps entre la France, l’hiver, et la Cappadoce, l’été. Elle ne souhaite pas s’installer définitivement en Turquie. Non seulement elle se sent trop proche de la culture française, mais elle ne veut pas connaître les mêmes problèmes que son père malade, avec la sécurité sociale qui ne coopère pas, ou mal, ou trop lentement, avec la Turquie.

Si elle n’a jamais demandé la nationalité française, ses enfants, pour le coup, sont français. La Turquie, c’est pour les vacances et pour les nombreux cousins et cousines avec qui ils partagent leurs étés depuis l’enfance. Mais leur vie est en France. Ils y font leurs études, y ont tous leurs amis et leur avenir. Sauf, peut-être, leur future femme.

Le lendemain soir, nous retrouvons Muserref, robe occidentale et maquillage discret, et toute sa famille, pour une soirée de danse et de rires. Dans ce «mariage villageois» se côtoient toutes sortes de styles, à l’image de la Turquie d’aujourd’hui: de la robe de soirée très moulante et sans manches aux vêtements amples et au voile qui couvre soigneusement les cheveux, du tailleur bien de chez nous à la jupe fleurie des paysannes… Du côté des hommes, l’ensemble chemise-pantalon très classique fait à peu près l’unanimité. Tout ce beau monde se mélange sur la piste – même si la plupart préfèrent rester assis – et accueille joyeusement les étrangers que nous sommes.

L’hospitalité, l’affection et la spontanéité de mes hôtes me renvoie à la peur de l’autre si présente en France. C’est pour moi une leçon de savoir-vivre mais surtout un regard humain sur les parcours de l’immigration et de la double identité.

Fanny

Retrouvez les photos de Cappadoce sur Flickr.

Chem Cheminée Chem Cheminée Chem Chem Tchéro

Posted août 16, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Cappadoce

Jolies… jolies… ces gentes demoiselles…

Coquettes incorrigibles

Avec – miracle d’équilibre – leurs chignons haut placés.

La formation des paysages de la Cappadoce, région volcanique, débuta il y a dix millions d’années.

A l’origine de ce paysage, trois volcans (Erciyes, Hasan et Göllüdag) en éruption pendant deux millions d’années.

Poussières et cendres, laves basaltiques, matériaux projetés constituent les différentes strates du sol actuel de la Cappadoce. Couches de poussières plus ou moins denses, roches tendres et roches dures superposées, friabilité et porosité ou imperméabilité et résistance, les profils s’accumulent dans le temps et se chevauchent dans l’espace. C’est cette alternance de différentes couches de roches sur 100 a 150 mètres de profondeur, aux comportements différents face à l’érosion, qui est à l’origine de la complexité du paysage actuel.

Le ruissellement des eaux de surface, le vent, le gel et le soleil brûlant de Cappadoce ont attaqué cette couche de roches très tendre et formé de petites vallées. Là où la roche est la plus tendre, l’eau s’est insinuée de plus en plus profondément dans le sol, creusant son lit entre des roches résistantes, laissant par endroit une couche plus dure à la surface.

Petit à petit, la vaste étendue rocheuse du départ, par suite du creusement des vallées, a été réduite à l’état de lambeaux étroits, ne formant plus que des buttes isolées dont le sommet a une forme cônique. Ces morceaux de roche dure, isolés par rapport au reste du plateau voient leurs couches situées en dessous évoluaıent beaucoup plus lentement, du fait de cette protection. Bien protégées sous leurs “chapeaux naturels”, apparaissent alors, au gré des pentes, les cheminées de fées.

Tailles fines et chapeaux imposants, petites et boulottes, la coiffe de travers, les styles de cheminées sont assez variés, notamment en fonction de la nature géologique du chapeau et de sa résistance à l’érosion.

Au fil du temps, le chapeau peut s’effriter, ou la colonne, à force d’être minée par la pluie s’affine tellement que le chapeau tombe. La belle est alors condamnée. Elle perd en tour de taille, diminue rapidement de volume puis finit par disparaître. Mais ne vous lamentez pas car dans le même temps, sa petite soeur est déja en train de voir le jour. Ainsi, inlassablement, le paysage de la Cappadoce se renouvelle et se transforme. Mais il y a un si…

Si le climat change… Si l’homme s’en mêle…

Voici l’explication rationnelle d’un phénomène géologique de ravinement profond. Mais les paysages de Cappadoce vont bien au delà de toute tentative de démonstratıon scientifique et les fées ont sûrement mis leur grain de sel dans cette histoire…

Floriane

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Un dimanche à Amasra

Posted août 13, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Amasra

A peine arrivés dans ce petit village bordant la mer noire, à peine le temps de déposer nos bagages que déjà nous prenons la route de la plage. O déception! Au beau milieu d’un havre de beauté à couper le souffle se dresse une montagne de cadavres de bouteilles et objets en tous genres. Pire encore, un fumet peu ragoutant s’en dégage… Vite, vite, nous passons notre chemin, crapahutant entre les rochers à la recherche d’un endroit propice à une baignade tant désirée.

Le voilà enfin devant nous, lové dans une crique à l’abri du monde, un rocher plat entouré d’eau. Mais aussitôt nous plongeons un premier orteil dans l’eau – timidement, soit dit en passant – aussitôt nous déchantons et retirons le membre congestionné par une eau flirtant à peine avec les 10 degrés ! A côté, la Manche nous semble une bien agréable piscine chauffée. Bien décidés à ne pas s’en tenir pour vaincus, nous réitérons l’expérience, nous risquant même jusqu’au mollet un brin frileux… Peine perdue! Soit! Il nous reste plus qu’à lézarder au soleil sur la pierre chaude, ce à quoi nous nous employons sans plus tarder.

Au programme, farniente intensif jusqu’à l’arrivée d’une barque. A bord, deux pêcheurs, le teint halé, nous font signe de venir. Pourquoi pas?

Nous les rejoignons sur leur frêle embarcation où trône un bac rempli de poissons frétillants. Ils nous proposent de les partager avec eux. Alléchés par la perspective de ce repas marin, nous acceptons l’invitation. Nous partons sur les flots, et les pêcheurs se plaisent à nous apprendre à manier la barre. Désormais, nous sommes les véritables capitaines d’un navire pirate voguant à la recherche d’un savoureux butin : tomates, concombres et pêches bien mûres.

Mais, le vrai trésor est sans nul doute la plage sur laquelle nous accostons: juste entre la carte postale et le paradis terrestre. On mange, on boit, on parle d’un peu de tout, de la jeunesse qui s’en va, du temps qui passe, de la marche du monde qui ne s’arrête plus. Rebaptisés Brigitte Bardot et Belmondo par Emin et Sukru, nous nous accommodons fort bien de nos nouveaux patronymes. Au revoir Fabrice et Floriane, adresses et codes postales, numéro de sécurité sociale!

Puis, vient le temps de partir, de reprendre le bateau, les joues rosies par le soleil et par le vin blanc Baggi.

Un après-midi de dimanche, nous avons simplement pris congé de la réalité et troqué nos vies pleines de livres de cours et d’ordinateurs contre un bac de poissons et une plage déserte.

Floriane et Fabrice

Retrouvez les photos d’Amasra sur Flickr.

I love Baris

Posted août 12, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Amasra

Des cheveux longs, le regard perçant, moustache et barbe de trois jours, fard aux paupières en sus… Presque une gueule d’apôtre ce Baris Akarsu, icône d’Amasra, postérisé dans les moindres recoins de cette cité balnéaire de la mer Noire. Dès notre arrivée ici, nous sommes surpris par la “placardisation” outrancière de son image. Qui est-ce? La question s’impose. Après quelques recherches sur Internet et des informations prises à la volée auprès de la population locale, nous perçons le mystère.

 

Baris est un musicien de rock alternatif né en 1979 à Zonguldak, à quelques encablures d’Amasra. D’abord animateur et musicien à Antalya, il part à Karediniz Eregli où il se produit dans les bars et dans les émissions télévisées et radiophoniques. En juillet 2004, il gagne le programme Akademi Türkiye (l’équivalent de la Star Academy). Il s’installe a İstanbul pour poursuivre sa carrière musicale et faire vivre une célébrité naissante. İslak İslak, son premier album, renforce sa popularité grâce à une reprise d’une chanson réputée de Cem Karaca (un chanteur populaire folk-rock turc des années 1960, mort en 2004). L’album contient aussi la chanson “Amasra” dans laquelle Baris rend hommage à ses fans et à sa patrie. Aujourd’hui, la ville le lui rend bien.

 

En parallèle de la musique, il s’essaie à la comédie en jouant dans la sitcom Yalarci Yarim. Mais, la comédie vire brutalement au drame. L’ascension du jeune interprète s’arrête en une nuit, celle du 29 juin 2007. Akarsu est en route  pour Bodrum avec deux amis où une fête est prévue en l’honneur de son anniversaire. Soudain, ils heurtent un camion à une intersection dépourvue de feux de signalisation. Les deux proches meurent sur le coup. Baris est transporté à l’hôpital dans un état critique. Il décède le 4 juillet 2007, à l’âge de 28 ans.

 

Depuis cette date, le temps semble s’être arrété à Amasra. Le deuil persiste. Au point qu’un culte à la gloire du chanteur y est observé. Preuve en est: la statue démesurée faconnée à son effigie et tronant sur la jetée. Elle semblerait presque concurrencer la sculpture du “maitre” Ataturk placée une centaine de mètres plus loin. En juillet dernier, à l’occasion d’un Festival d’art et culture dédiée a sa mémoire, des affiches de lui – en 4 par 3 – sont collées sur tous les murs d’Amasra. Depuis, elles demeurent, comme pour ne jamais oublier l’enfant du pays. Ne pas tourner la page. Etrange sensation que cela procure. Cette “love addiction” pour l’enfant du pays se prolonge dans les boutiques de souvenirs. T-shirts, assiettes, tasses, horloges… Tout est prétexte à poser l’image de Baris. Marketing, quand tu nous tiens! Pour combien de temps encore? Personne ne le sait. L’amour n’admet pas nécessairement de limites…

 

Fabrice

 

Retrouvez les photos d’Amasra sur Flickr

La Turquie a-t-elle besoin de l’Europe ?

Posted août 11, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Istanbul

Regards avisés de jeunes volontaires civils turcs sur la question de l’adhésion de leur pays à l’Union Européenne

 

Si l’Europe se pose nombre de questions quant à l’adhésion de la Turquie, ici aussi le débat est ouvert. Le pays connaît depuis quelques années une croissance économique à faire pâlir tout l’ouest du continent européen et les opportunités sont nombreuses pour la jeunesse turque. C’était Mustapha Kemal Atatürk qui avait engagé la Turquie sur le chemin de l’Europe lors de la reconstruction du pays après la dislocation de l’empire Ottoman. Où en est la jeunesse aujourd’hui ?

 

Je suis un citoyen de seconde zone.

Entrer dans l’UE, pour Volkan Pirincci, étudiant de 21 ans et volontaire civil à l’association TOG [Toplum gönüllüleri, littéralement communauté de volontaires, elle compte environ 10 000 adhérents], c’est avant tout un moyen de simplifier les papiers nécessaires pour voyager hors de la Turquie. «Aujourd’hui pour un Turc, c’est long, cher et compliqué de voyager. Si je veux aller en Grèce en vacances, cela me coûte environ 40€ de transports et 60€ pour un visa que je dois demander plusieurs mois à l’avance.» Volkan rêve de pouvoir faire comme les nombreux volontaires européens que son association accueille : pouvoir partir rapidement sans devoir payer un visa souvent plus cher que son billet de train.

Mais la question du visa dépasse le simple frein à la mobilité. Pour Umut Karapece, volontaire très engagé de 22 ans à la même association, cette différence marquée avec les citoyens européens est une véritable humiliation. «Quand je fais une demande de visa dans les ambassades européennes, je dois remplir des questionnaires me demandant si je fais partie d’associations en lien avec des activités terroristes ou si le but de mon voyage est de m’installer définitivement en Europe. On ne pose pas ces questions aux autres européens. Je ne veux pas quitter mon pays, juste faire un peu de tourisme. Pour l’Europe, je suis un citoyen de seconde zone, un danger potentiel.» Révolté contre cette Europe qu’il voit inexorablement le mettre à l’écart, il préfère s’en passer : «peut-être que les Turcs veulent de l’Europe, moi je n’en ai pas besoin. J’ai ici tout ce qu’il me faut. Je suis très critique sur la situation de mon pays, mais je travaille pour qu’elle s’améliore.» Ces jeunes, engagés dans des programmes sociaux subventionnés par l’État sont très loin de l’image d’une jeunesse qui n’a pour seule solution que de quitter son pays.

 

S’ouvrir à l’ouest, se fermer à l’est : droits de l’homme ou pétrodollars

Comment vouloir d’une Union qui ne semble pas vouloir de vous ? La question est d’autant plus d’actualité pour Volkan Pirincci qu’en ces temps de pénurie de pétrole, les pays voisins à l’est ont des arguments convaincants. «Partager nos frontières avec les pays de l’Union serait une bonne chose pour nous en terme de mobilité. Mais cela reviendrait à fermer les portes à l’est, alors que nous avons avec la plupart d’entre eux de très bonnes relations et d’un point de vue plus pragmatique, là-bas, il y a du pétrole…» Quelque peu déchiré entre est et ouest ? Serait-ce là la délicate place de cette zones frontières ?

Mais alors, pourquoi l’Europe ? La question fait sourire ici tant elle trahit notre nombrilisme européen. «L’UE peut nous être d’une grande utilité pour aider notre pays à progresser en matière de droits de l’homme et à moderniser nos infrastructures» répond Volkan. «Mais pour moi, l’Europe ou autre chose, peu importe. Finalement ce qui compte c’est l’avenir de mon pays.»

Stanislas

Un dimanche à Breb

Posted août 6, 2008 by safarexpeditionsjeunesse
Categories: Breb

Du calice à l’Ursus, dans ce petit village il n’y a qu’un pas. Boit-on autant les paroles du prêtre que celles de ses camarades de jeux?

Le jour se lève doucement sur les vertes collines du Maramures. Calme dominical d’un jour d’été. Le dimanche est le seul jour chômé ici. Le travail des champs ne laisse aux femmes et aux hommes que peu de temps à soi. La chaleur monte doucement, la rosée s’évapore et enveloppe le village des odeurs délicates d’une campagne luxuriante. 10h, Breb se réveille. Les deux clochers, orthodoxe et greco-catholique, sonnent le début d’un bal étrange pour des yeux etrangers. Les maisons doucement s’ouvrent et laissent s’échapper des habitants d’un autre temps. Au compte goutte, femmes et hommes traversent les petites rues en vêtements traditionnels. Chemise blanche en coton épais travaillé et petit chapeau de paille pour les hommes; jupe à fleurs, chemisier blanc et petit fichu pour les femmes. La petite foule éparse se dirige avec ferveur vers son lieu de culte, portant fièrement et d’un naturel déroutant les traces d’une tradition bien vivante.

Aux sons des chants lancinants du culte oriental, les deux églises se remplissent à mesure que le village se vide. Rares sont ceux restés chez eux pendant les deux heures que dure le culte. C’est la religion qui rythme ce début de journée. Mais si l’office est suivi avec une attention soutenue et sincère, sa fin sonne bientôt le passage du spirituel au spiritueux. La foi réchauffée par la grâce divine, c’est maintenant le temps de se retrouver en famille. Les rues s’emplissent à nouveau de cette agitation sereine qu’on devine se répéter depuis longtemps ici. En rangs serrés, hommes et femmes quittent l’office. C’est un autre lieu qui accompagnera le repos dominical. Entre les deux églises, le «buffet». Principal bar du village, jeunes et vieux s’y retrouvent dès 13h30, heure d’ouverture. On y joue au carré – jeu de cartes local –, on se retrouve autour d’une Ursus fraîche (bière roumaine)… Le cœur de la vie sociale breboise bat ici jusqu’à ce que cette fois-ci, l’autre foie soit à son tour réchauffé. À 20h, le village éteint doucement ses feux. Demain une dure semaine de travail recommence: les longues pluies ont retardé d’une semaine le séchage du foin.

Stanislas

Retrouvez les photos de ce fameux dimanche a Breb sur Flickr.